Centre de Recherche et d'Essais de Sédhiou


 
   

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HISTOIRE DE SEDHIOU
DE 1836 A L’INDEPENDANCE

Le département de Sédhiou qui correspond au territoire de la Moyenne Casamance, couvre une superficie de 7300 Km2. Il constitue une zone de transition entre les hauts plateaux de la Haute Casamance à l'Est, et la Basse Casamance à l'Ouest, domaine de l'estuaire. Cette position particulière lui confère des caractéristiques variables, souvent superposées et nuancées, aussi bien en ce qui concerne le milieu physique que les aspects relatifs au quadrillage ethnique et au brassage des populations.  Le territoire départemental s'étend de part et d'autre du Cours moyen, de la Casamance et comprend le bassin du Soungrougrou, son affluent droit principal, et, dans la partie située plus au Nord, le Haut Bintang Bolon, affluent gauche de la Gambie. Le type de climat est celui soudano-guinéen avec l'influence des alizés et des moussons. Cela explique l'alternance de deux saisons : une saison sèche qui dure généralement de novembre à mai et une saison des pluies ou «hivernage» avec des précipitations variant du Nord au Sud.

Le département est divisé aujourd'hui en 5 arrondissements et 20 communautés rurales. Il compte environ 800 villages pour une population totale de 281.355 habitants. La densité moyenne de population est de l'ordre de 38 habitants au km2.  Le département de Sédhiou est caractérisé par la présence de groupes ethniques multiples: les mandingues, les Balantes, les diolas, les peulhs, les toucouleurs, les Mandjacks, les Mankagnes etc.  L'ethnie numériquement prédominante est celle des mandingues dont "influence socioculturelle s'étend aux autres ethnies qui apparaissent en quelques sortes «mandinguisées».  Le caractère fortement «mandinguisé » de la zone a contribué aujourd’hui et de façon conséquente à renforcer l'unité et la stabilité sociale de la zone. Parallèlement, les autres ethnies telles que les Balantes et les Diolas ont introduit dans le milieu des dynamiques intéressantes, surtout en ce qui concerne la petite entreprise et l'associationnisme.  La principale activité économique du département est l'agriculture qui représente 49 % du produit global. Il y a ensuite l'élevage et les autres activités primaires (21 %), le secteur secondaire (9 %) et le secteur tertiaire (20 %).  Le secteur de l'agriculture (en particulier l'arachide) a connu un essor considérable dans le passé avec l'avènement de la société d'encadrement comme le CGOT, la SDAICA, PRS l, PRS Il et aujourd'hui le PRIMOGA, qui se veut instrument de développement intégral de la zone. Le 5 février 1861, le chef de bataille Pinet Laprade Commandant de Gorée, sur ordre du Gouverneur du Sénégal, partit avec une flotille d'Aviso que commandait alors le lieutenant de Vaisseau Valles et débarqua 700 fusiliers marins, combattit à la baillonnette le village de Sandiniéry, noyau de la résistance. Les français eurent 4 blessés tandis que du côté Balantes, on enregistra 20 morts et 50 prisonniers. Le 13 février de la même année, les troupes françaises débarquèrent sur la rive gauche à Sou na et sur la rive droite à Yacine et Mokao. Les balantes alliés aux mandingues, demandèrent la paix qui leur fut accordée sur la base des conditions suivantes :
- Reconnaissance de la souveraineté française
- Droit d'établissement de tout citoyen français dans la zone.




En 1875, Fodé Kaba Doumbia venant de Boundour méridional arriva dans le Pakao. Il jouera un rôle déterminant dans le devenir de la région de par la résistance farouche qu'il livra contre les français mais aussi et surtout de par la guerre sainte qu'il organisa pour islamiser les populations balantes et diolas.  En 1876, Sounkar Yiri s'allie à Fodé Kaba repoussé par Fordou, pour attaquer les balantes qui refusèrent de rejoindre les rangs. Il brûla les villages de Kougnara et de Mangarougou ainsi que le poste de Diattacounda. Mais il abandonna très vite son projet à cause de l'intervention d'une colonne française. Cependant, Soukar Yiri ne fut pas pour autant découragé, car 4 ans plus tard c'est à dire en 1880, il s'attaqua à nouveau aux balantes qu'il vainquit après une rude bataille et grâce à une tactique qui consiste à voler les pirogues de l'ennemi avant de passer à l'assaut. Les français Intervinrent une seconde fois en 1882, par l'intermédiaire d'une colonne dirigée par le Commandant Doddis et mirent définitivement fin aux ambitions de Sounkar Yiri. Ce dernier vaincu et humilié, perdit toute son autorité et fut obligé d'abandonner le Boudié qu'il avait conquis.  La période 1884 à 1889 ne fut qu'une longue suite de règlement de compte .et de querelles entre les balantes et leurs voisins les mandingues et les diolas.  Au mois de mars 1889, les français décidèrent d'installer un poste à Diattacounda avec une garnison de 40 personnes dont 16 officiers. Cette garnison· contribua au maintien de la paix dans Balantacounda jusqu'en 1901. Convaincus que les balantes étaient complètement soumis les français organisèrent une expédition dont la mission était de collecter l'impôt au niveau des tribus soumises et commandées par le Capitaine Délèfage. L'expédition comprenait les 4ème  et 10ème colonnes de son régiment, soit un total de 22 tirailleurs sénégalais, les officiers français, 122 porteurs et quelques lits de campagne. Les troupes quittèrent le poste le 17 avril 1901 et gagnèrent le village de Bouna par la traversée du fleuve Casamance et quelques officiers, fut supprimé le 19r janvier 1903, puis réoccupé en octobre de la même année à la suite du massacre, par les balantes, des français commandés par capitaine Poutax.



Le royaume Baïnounk

Le royaume Baïnounk s'étendait du Rio guba (actuellement guinée Bissau au Rio Bintang-Bolong gambie. Il comprenait trois grandes provinces : Guinée Portugaise, Gambie Anglaises et Casamance. Le village de Bakoum qui se trouve actuellement à l'entrée de Sédhiou, était la capitale du Boudié. Il a été fondé par feu Boukiking, père de Moussa Bodian Danfa. Le fils de ce dernier Mané Bodien Danfa junior, est le fondateur du premier quartier de Sédhiou (Pathibor). A ce titre, il était tout désigné pour être successeur du chef Baïnouk de Bakoum au lendemain de son décès survenu au mois de juin 1836. Mais en raison de sa soif d'eau vive qu'il fallait selon le commandant Dagorne satisfaire à chaque visite,  l'administration française chercha à semer la zizanie dans le clan régnant et réussit à investir au poste de chef suprême, Doura Souna Kamara originaire de Kian Badiébacounda (Guinée Portugaise), malgré les vives protestations de Seyni Djimbi keita petit-fils du chef défunt, hostile à la pénétration française. Après ce bref aperçu sur la situation actuelle du département il importe de noter que si aujourd'hui Sédhiou (qui est la déformation du mandingue « N sinadié» - on verra bien) est devenu un centre économique et administratif important, cela n'a pas été sans mouvements; mouvements qui se perpétuent encore dans la mémoire des griots à travers l'histoire, une histoire pleine de gloires mais aussi d'amertumes. L'histoire de Sédhiou est surtout dominée par la résistance de son peuple à la pénétration française, mais aussi par quelques accrochages entre les différentes tribus coexistantes ou entre les populations du terroir et celles des régions voisines. L'histoire coloniale du département de Sédhiou naquit en 1837, date à laquelle les français s'installèrent à Sédhiou. Cette pénétration militaire ouvrira plus tard la voie à la colonisation culturelle par le biais de missionnaires qui créèrent la première école protestante à Sédhiou en 1863. Les français passèrent plusieurs traités de paix avec les autochtones mais qui furent souvent violés par les parties contractantes. Dès leur arrivée dans la zone en 1837, les français signèrent un traité de paix avec les soninkés. En 1850 la paix fut troublée par une révolte des Balantes qui revendiquèrent toutes les rizières de la région.

Cette révolte fut matée. Le capitaine ROGER, commandant le poste de Sédhiou, viola le traité signé avec les soninkés et les chassa de leurs terres. Il les remplaça par les mandingues alors pacifiés. Ces mesures ne reçurent pas l'approbation du Gouverneur du Sénégal qui envoya un autre Commandant militaire à Sédhiou. Ce dernier signa le 4 février 1850, un traité avec les soninkés : traité qui leur permit de récupérer leurs terres mais qui les plaça en même temps sous Protectorat Français. Ce traité ne connut pas de suite car quelques temps après sa signature, la paix fut troublée par la révolte des Balantes. C'est ainsi qu'en 1960, le chef de Diouboulou, l'actuel village du Souna, refusa de livrer à la justice française un Balante qui avait volé 2.500 francs - et les français lancèrent des représailles contre lui en envoyant l'enseigne de Vaisseau Parchappe commandant l'Aviso (Griffon), qui après une bataille sanglante infligea une rude défaite auxBalantes et détruisit leu r principale village de Kougnara. Les français passèrent alors à une action de grande envergure pour parquer leur présence définitive dans la région. Ils s'attaquèrent aux villages Balantes de Mangaroungou, de Kougnara et de Bouno. Après des luttes sanglantes avec les Balantes, ils demandèrent à traiter avec eux sauf avec l'imprenable village de Mangaroungou. Une détente se produisit mais pas pour longtemps car après conseils par Ies gens de Bouno, les Balantes et les mandingues ayant à leur tête Sounkar Yiri chef du Boudié, se révoltèrent contre l'autorité française.

LA RESISTANCE DE FODE KABA DOUMBIYA

Grand politicien, grand activiste, Fodé Kaba est né à Goumbel dans le Sud du Boundou. II quitta son pays pour des raisons politiques et séjourna successivement dans le Cabou et le Djimara-Fouta Djallon où il essaya, en vain, de devenir roi à. la suite d'une querelle stupide avec Alpha Molo, Roi du Firdou en Haute Casamance. Il  arriva en 1875 dans le Pakao, où aidé par quelques fanatiques aventuriers, Il lutta contre le Firdou et les balantes du Kabada, ainsi que contre Moussa Molo fils d'Alpha Molo, roi du Firdou. Entré dans le Kabada par suite d'une victoire, il décida d'envahir le Kian et construisit son «at" à Médine. De là, il envahit le Fogny et lutta jusqu'en ·1893, à la suite de faits divers il conclut un traité avec les français. Mais cela ne l'empêcha pas pour autant de s'attaquer aux territoires diolas placés sous Protectorat français. Le traité signé avec les français lui permit d'organiser son armée et de construire des forteresses dans ses provinces.  En Mars 1900, il insulta, du haut de son «tata», le Capitaine Séguin venu parlementer avec lui. Il lui fit  omprendre que si Ie gouverneur commande Saint-Louis, lui Fodé Kaba, commandait Medine. Le gouverneur envoya alors sur Médine une forte colonne composée de spahis, ayant à leur tête le lieutenant Cissokho, armée de canon de 80 m/m de montage et commandée par le capitaine Jaoquit. Il y eut également une infanterie comprenant 2 compagnies de tirailleurs sénégalais au nombre de 133 hommes commandes par Ie commandant Boissy, au Bocs et à Bastord. Renforcée par 150 cavaliers fantassins et 400 porteurs empruntés au roi du Firdou qui voulait se venger coûte que coûte de son ennemi, la colonne, impressionnante, est transportee par les Avicos (Ardenne et Capricorne) jusqu'à Afignam : c'était le 19 mars 1901. Les derniers préparatifs de guerre prirent fin a Bona. Les dés étaient jetés. La colonne quitta Sindian le 21 Mars à 8 h 30 et se dirigea sur Médine où elle devait être renforcée par l'armée de Moussa Molo 1 roi' du Firdou. Mais ce dernier ne se montra que lorsqu'il entendit le premier coup de canon. Prudence ou stratégie de guerre qui sait ? La colonne fit halte à Kandiougou pour les derniers préparatifs. L'on entendit les «tabalas» de guerre de Médine. La colonne quitta Kandioungou le 23 Mars à 5 h 30 mn et arriva à Médine à 11 h 15. Le premier coup de canon troubla tout le village. La résistance de Fodé Kaba dura 6 jours. La se termina au 7ème  jour et se solda par la mort de 2 tirailleurs et plusieurs blessés du côté français, tandis que du côté de la résistance, il Y eut 150 morts à l'intérieur du «tata ». Au soir de la bataille, les français ramenèrent avec eux le fils de Fodé Kaba (Bocar), plusieurs blessés et autres Chefs de famille. Les officiers français et Moussa Molo apprirent que Fodé Kaba fut tué par les premiers coups de feu. Les 29 et 30 mars, une armée commandée par le capitaine Forestier revint sur les lieux et détruisit tous les noyaux de résistance à Médine et Satou. Les prisonniers furent livrés aux anglais car beaucoup d'entre eux étaient des assassins. La victoire des français sur le guerrier et insaisissable roi Fodé Kaba, eut un très grand retentissement dans la région. C'est ainsi que les derniers résistants à la pénétration française déposèrent leurs armes pour se soumettre à l'autorité coloniale.

1861    :          Sédhiou devient chef-lieu d'arrondissement du Sénégal, Chef-Iieu d'arrondissement de Gorée.
1883    :          Chef-lieu de circonscription du territoire de la Casamance.
21 décembre 1889 : un décret divise la Casamance en deux cercles :
- Le cercle de Sédhiou (Poste Diattacounda poste d'Inor).
- Le cercle de la Basse Casamance avec Résidence à Ziguinchor.

L’HISTOIRE SCOLAIRE 

Quelques années après l'installation définitive des français le pays en 1836, probablement en 1858, le français Monsieur Jacques venait de la société évangélique de Paris est arrivé à Sédhiou en 1863 et on lui a accordé une concession de terrain pour construire une école. En 1865, ce dernier est remplacé par le missionnaire Pierre ANDRAULT qui est rejoint en 1861 par Jules Frédéric LAUGA qui meurt peu de temps après. Pierre ANDRAULT reste à Sédhiou jusqu'en 1867 date à laquelle il rentre en compagnie de' trois jeunes sénégalais : Salimata N.DIAYE qui rentre à Saint-Louis à partir de 1866, Emmanuel STEPHAN qui meurt à Gorée en 1873, Raimbo FAYE qui meurt en France : en 1873. En même temps, un peu plus tard, l'école protestante de Sédhiou  est fermée, école dont Jules Frédéric LAUGA était le dernier maître. La mission catholique aurait ouvert à Sédhiou la seconde école primaire où auraient enseigné : Messieurs, feu Fall, originaire de Gorée, feu Magatta Sarr Diadje décédé à Sédhiou à l'âge de 62 ans. Entre 1890 et 1897, époque de la création du poste d'administration supérieur de la Casamance, probablement en 1893, la première école laïque de Sédhiou est dirigée par les instituteurs tous indigènes : Amadou FARA, Badara FAYE, Aliou SYLLA.  1894-1896, Birane NDIAYE, Babacar CAMARA et Ndiawar DIALLO. L'école protestante se trouvait dans un bâtiment situé à l'emplacement actuel occupé par la Mosquée de Jules-Counda à l'angle de la rue Faidherbe, et la mission catholique faisant partie au Rez-de-chaussée de son immeuble vendu à la maison Maurel et Prom depuis 1925-1926. L'école laïque fut d'abord installée dans une baraque construite sur le terrain contigu à la concession de Samba Aïssata. Cette concession est encadrée par le camp des tirailleurs sénégalais poste militaire dont elle n'était séparée que par la rue Faidherbe. Plus tard en 1897, une école à une classe est construite sur le plateau au bord de la rue Faidherbe, le bâtiment en brique d'Europe dont il ne manquait dans que les portes et la toiture. La première école laïque de Sédhiou fut créée vers 1893. Elle fut installée dans une baraque construite sur une partie du terrain de Samba Aïssata (Grand-père de lbou DIALLO).  Elle a été encadrée par le camp des tirailleurs ou poste militaire du fort Pinet Laprade dont elle était séparée par la rue Faidherbe.  Elle fut successivement dirigée par Amadou Boyo Fara et Akoune Badara Sylla de 1893 à 1896. Vers 1897, une école à une seule classe a été construite sur le plateau au bout de la rue Faidherbe à l'actuelle maison de Mamadou Kambaye, secrétaire dactylographe à la perception de Sédhiou avec comme directeurs de 1897 à 1906.  Biranne Ndiaye, Babacar Kamara· et Ndian Diallo: En 1907, l'école de Sédhiou devint l'école régionale sous la direction de M. Jules Gaconnet à qui fut affectée la partie sud du poste militaire pour 2 salles de classe et un logement. C'est vers 1914 que la 3ème classe du plateau de la rue Faidherbe fut transférée. Cette classe sera fermée en 1914-1915 par suite d'une pénurie de personnel ou d'un manque d'effectif. Elle ne sera ré ouverte que le 1er Février 1921 et confiée à M. Famara Dianfo, moniteur pris au CM2 de l'école. Depuis cette date, l'effectif de l'école et passé de 90 à 370 élèves et le nombre de classe de 3 à 7 plus une section rurale. La 4ème classe est ouverte de 3 novembre 1922, la 5ème classe le 5 mars 1926, la 6ème, et la 7ème classe des filles le 3 novembre 1933.  La section rurale implantée le 3 novembre 1935 en même temps que la classe des filles fut fréquentée par des volontaires ou des élèves désignés par le directeur selon leur âge, leur niveau, leur aptitude. Elle fonctionne à la ferme école en régime d'internat. Un moniteur Aguibou BA puis des instituteurs adjoints Abdoulaye Diouf et Djibril Sarr ont, tour à tour, occupé cette section rurale en logeant eux-mêmes temporairement à la ferme.

Entre novembre 1937 et novembre 1939, un nouveau bâtiment de 2 classes et un logement de 4 pièces ont été construits sur le plateau dans le quartier de kebeumb près du carrefour des routes de kolda et de Ziguinchor, par M. Goujon, administrateur, commandant cercle de Sédhiou. C'est l'actuelle Ecole 1 de Sédhiou devenue depuis 1986 Ecole El Hadji Dembo Coly de Sédhiou. Entre avril e1 mai 1942 fut édifié un bâtiment en tuiles de 24 m sur 14 abritant l'actuel bureau de direction et un de 14 m sur 7 qui servait de logement au directeur, maintenant transformé en 2 salles de classe. En 1945 un bâtiment en banco de 25 m sur 7 m a été construit du côté Est de l'école. En 1967, une classe FAC a été édifiée puis une seconde en 1978 et une troisième en 1981. En 1921 fut établie une construction en banco sur soubassement dur qui servait de 2ème classe. En 1907, l'école de Sédhiou devient école régionale sous la direction de Monsieur Garconnet à qui fut affectée la partie sud du bâtiment principal de l'ancien poste militaire comprenant une grande salle de 9 mètres sur 6 mètres au rez-de-chaussée, classe d'une salle à l'étage et d'une chambre à coucher. Cette situation devait durer jusqu'en 1916-1914, époque où les trois classes de l'école sont groupées dans le poste militaire. Fermée en 1914-1915 par su ite de pénurie de personnel et de manque d'effectif, la troisième classe est ré ouverte le 01.02.1921 et confiée à Monsieur Famar-Dianfou, Monsieur pris en cours moyen de Sédhiou. Depuis cette date, l'effectif de l'école est passé de 90 élèves en 1937 à 370 en 1937 et le nombre de classes de 3 à 7, plus une section normale. La quatrième classe a été ouverte le 4 novembre 1922, la cinquième classe' le 5 mars 1926, la sixième a été ouverte le 3 novembre 1933. Nous rendons hommage au feu doyen Mapathé Diagne, directeur et inspecteur de l'enseignement à Sédhiou qui, des années s'est sacrifié sans relâche à la formation de tous les cadres de Sédhiou en vue de l'amélioration grandiose de leur standard de vie. Feu lbou Diallo, diplômé de l'école William Pon1y, ancien directeur d'école, ancien Sénateur de la France, ancien Ministre de la Santé, 'premier Député Maire de Sédhiou. - Feu Dembo Coly, diplômé de l'école Blanchot, ancien directeur d'école, ancien ministre de la santé, ancien député Maire de Sédhiou. Feu Mamadou Ndiaye, diplômé de l'école Blanchot, ancien directeur d'école, ancien chef de secteur ex ONCAD. Feu lbra Diallo, diplômé de l'école Blanchot, ancien directeur d'école, ancien préfet. Feu Moustapha Diallo, diplômé de l'école Blanchot, ancien directeur d'école. Feu Bassirou Tall diplômé de l'école Blanchot ancien directeur d'école. Feu Thierno Mademba 'Gaye, diplômé d'e l'école Normale William Pont y, ancien avocat international. Feu Lamine Diop, diplômé de l'école Normale William Ponty, ancien professeur de français. Feu Massar DIAGNE, ingénieur des soins. Feu Cheikh Diop, ancien élève du lycée Faidherbe, ingénieur agronome.

Le 23 septembre 1909, un arrêté qui sera modifié le 10 mai 1912, divise la Casamance en circonscription, dont Sédhiou se vit être le Chef-lieu de la Moyenne Casamance qui comprenait les subdivisions de Diattacounda et d'Inor. - Le 3 octobre 1933, les subdivisions de Diattacounda et d'Inor sont supprimées. - Enfin, après l'indépendance du Sénégal survenue après 5/4 de siècle l'occupation de Sédhiou par les français, le décret 60-113 du 10 mars 1960 érigea la circonscription de Sédhiou en cercle comprenant 5 arrondissements:
a) Diendé englobant les anciens cantons du Boudhié et Pakao- Tilibo.
b) Marsassoum qui correspond à l’ancien canton de Yacine Sud
c) Bounkiling englobant les anciens cantons du Brassou et Sounabalmadou.
d) Tanaff englobant les anciens cantons du Brassou et Sounabalmadou.
e) Diattacounda qui correspond à l'ancien canton du Balantacounda.

Aujourd'hui, Sédhiou est devenu un paisible département en pleine extension. Il a connu un passé glorieux mais peu connu ailleurs au Sénégal. Hier c'était les guerres, aujourd'hui on parle d'unité et de travail pour le développement. Le département de Sédhiou tout comme les autres régions du Sénégal à ses héros dont le plus illustré est Fodé Kaba Doumbia. Son ambition constituait une menace réelle contre l'expansion française en Casamance Son autorité s'étendait sur la région du Kian-Kabada située entre le Marigot de Mampalago, la frontière de la Gambie anglaise, le Fouladou et la rivière du Soungrougrou

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